Êtes-vous atteint de solastalgie?

Je suis atteinte de solastalgie. La 1ère fois que j’ai entendu ce mot, c’était dans une émission de France Culture. J’étais en voiture et la question du jour était « êtes-vous atteint de solastalgie ?».

La solastalgie, c’est éprouver un sentiment de perte ou de mal-être face à la perte de ce que l’on aime à cause du changement climatique. C’est un mot « presque » nouveau inventé par Glenn Albrecht dans les années 2000.

Lorsque j’étais petite, ma maman m’a lu un jour un article concernant la destruction de la forêt amazonienne. Les chiffres, à l’époque, m’avaient terrifié. Cela m’avait aussi terrifié d’apprendre que toutes les 20 minutes, une espèce d’animal ou de plante disparaissait sans même avoir été répertoriée ou ne serait-ce que vu par l’être humain.

A 8 ans, je me demandais comment des adultes pouvaient laisser faire ça.

A 32 ans, je me pose toujours la question.

Je sais que si j’ai des enfants un jour, ils ne connaitront jamais le monde et la planète que j’ai connue. Mes neveux et nièces non plus, tout comme les filles et fils de mes cousines et mes cousins. Et ça me brise le cœur.

Je sais qu’ils ne verront jamais les coraux et les fonds marins que j’ai eu le privilège de voir. Jamais, dans ma vie, je n’avais imaginé une seconde avoir la chance de voir ça un jour.  Comment puis-je être sûre qu’ils ne le verront pas ? Il y a plusieurs explications. Le lagon de Saint Pierre à la Réunion, qui n’est pas si loin de Madagascar, est détruit par l’activité humaine : le tourisme (les gens qui cassent les coraux en nageant, faisant des activités nautiques etc.), les constructions qui défrichent les terrains, ce qui fait que l’eau n’est plus absorbée par les sols mais ravine et termine par arracher ce qu’il y a dans le lagon etc. A Madagascar, ça finira par arriver. Les touristes vont finir par détruire ce coin de paradis (à Saint Pierre j’ai vu des endroits où il y avait des coraux morts sur 15 cm de profondeur.. un carnage) et les coraux vert pomme et violets que j’ai vu n’existeront plus.

Ils ne connaîtront pas non plus la neige ni le froid. Ils ne sauront pas qu’il existe des centaines d’espèce d’oiseaux (570 en France), ils ne connaîtront pas les hérissons. Ils ne verront pas d’animaux sauvages faire leur migration. Ils ne connaitront pas les grandes étendues sauvages et vierges. Ils ne sauront pas ce qu’est un paysage sans déchets. Ils ne vivront pas dans un monde où les éléphants et les girafes vivent en liberté dans la nature. Les enfants de moins de 10 ans que je connais ne connaitront pas tout ça et ça me fait mal.

Il y a trois jours j’ai vu un reportage sur les derniers loups d’Ethiopie.  Ils ont la taille d’un loup, plus fin et les couleurs d’un renard. C’est une bête magnifique. Jusque-là cette espèce était protégée du fait qu’elle habitait sur les hauts plateaux d’Ethiopie. A présent, les hommes sont apparus avec leurs élevages, leurs chiens et leurs maladies qui déciment les loups. Il n’en reste que 500. Encore une espèce qui s’éteint doucement, sans faire de bruit et sans émouvoir qui que ce soit. Bon là je mens parce que moi, ça m’a ému. J’en ai pleuré. En écrivant ce passage j’ai la boule dans la gorge et les larmes aux yeux. Les images montraient une louve incapable de chasser à cause de la maladie qu’elle avait contracté (la maladie de carré) et finissant par mourir de faim ou des suites de la maladie. La dernière image que j’ai d’elle, c’est lorsqu’elle se couche, le museau sous sa patte, endormie comme un chiot. Cette image m’a brisé le cœur. Comment ne pas éprouver de la peine en voyant ça ? Comment ne pas être révolté de voir un animal si beau mourir à cause de nous ? J’étais prête à faire des recherches sur internet pour savoir comment combattre cette maladie, comment soigner ces animaux et les sauver. Mais à quoi bon ? Qui me suivra ? Qui me donnera l’argent nécessaire à de pareilles recherches et de sauvetage ?!

Personne. Parce que finalement tout le monde s’en fout un peu : c’est loin, ça ne change pas nos conditions de vie, ça n’impacte pas notre manière de vivre. Et puis ce sont des animaux, ça ne compte pas.

Le fait de vouloir sauver notre environnement ferait même chier certaines personnes. Comme par exemple le Président Emmanuel Macron qui refuse de réécrire le préambule de la Constitution Française pour placer l’environnement au-dessus des autres valeurs de la république, sous prétexte que rien n’était plus important que les droits humains.

Bin en fait si.. C’est si difficile que ça de comprendre que sans notre environnement actuel, nous ne pouvons pas vivre correctement ? ça vous dit vous, un futur (dans 20 ans, maximum), où tous les étés vos maisons seraient menacées par les feux de champs et de forêts ? Où en automne ces mêmes maisons seraient exposées à des tornades ou des tempêtes, des inondations, des coulées de boue qui détruisent tout sur leur passage ? ça vous intéresse de vivre dans une décharge à ciel ouvert ? (avec tout ce que nous consommons, c’est un peu le but ultime non ?). Parce que c’est ce qui va arriver hein, il faut arrêter de se voiler la face !

Savez-vous que 80% des plantes sur notre planète ont besoin d’un insecte pour être pollinisées et donc que sans ses insectes, il y a de grandes chances pour que nous finissions par mourir de faim ? Agréable comme fin n’est-ce pas ? Mais il est vrai que les insectes, tout le monde s’en fout. Ça fait chier, ça gratte, ça fait des bruits pénibles, ce sont des bestioles sans intérêt pour beaucoup. Et pourtant sans eux, le monde tel que nous le connaissons n’existerait pas. A part ça, les droits humains sont au dessus de tout. Surtout lorsqu’il s’agit de détruire et de consommer.

Le président français s’est également félicité que cette Convention Citoyenne pour le Climat n’ait pas proposé de décroissance comme certains écologistes le font, car «il croit à la croissance de notre économie ». Bon sang, à quel moment donné le président, les industries, les citoyens, enfin bref, les gens quoi, à quel moment vont-ils comprendre que la croissance est forcément accompagnée de plus de dépenses, donc logiquement si on dépense, c’est pour acheter des choses et ces choses, en les produisant on produit aussi de la pollution? C’est si compliqué de comprendre une mécanique aussi simple que cela ? Sommes-nous si bêtes ?

On ne change pas 2 fois de téléphone portable  dans l’année sans que derrière il n’y ait pas de répercussion écologique. On ne construit pas de nouvelles zones commerciales sans que derrière il n’y ai pas plus de pollution (le BTP est responsable de 45 % de la consommation énergétique et 27 % des émissions de CO2 dans notre pays).  Au passage, saviez-vous que la France est le pays qui possède le plus de supermarchés par habitant AU MONDE ? Comme si nous avions besoin (BESOIN !!) de tout ça.

Il y a quelques mois la France s’est félicité d’interdire le plastique à usage unique d’ici 2040. La honte. On va encore pouvoir balancer nos merdes de plastique dans l’océan pour encore 20 ans et la France se félicite « d’envoyer un message fort » aux autres pays. Quel message fort ? Celui qu’on peut faire avaler sans vergogne du plastique à toutes les bestioles qui peuplent l’océan?!

Nous encourageons également les voitures électriques parce que ouf, elles évitent de polluer l’air. Par contre les sols, qui vont être remplis de nos déchets nucléaires pendant des milliers d’années, ça tout le monde s’en pète (on trouve des outils et des bijoux des personnes qui ont vécu il y a 1000 ans. Dans 1000 ans on trouvera de nous des couches et des déchets nucléaires. La classe). On se félicite d’avoir trouvé une solution contre le réchauffement climatique. Que nous sommes bêtes. Les panneaux photovoltaïques ne sont mêmes pas recyclables et on est content avec ça.

Et pendant tout ce temps, des êtres vivants disparaissent. Je ne suis pas comme les vegans qui croient dur comme fer que tous les êtres vivants sont égaux. C’est faux (un peu comme de dire que tous les êtres humains naissent libres et égaux.. la blague !!). Je crois juste que toutes les espèces se valent. En quoi la nôtre serait supérieur ? Nous avons créé la pénicilline, l’électricité, la morphine et le frigo, certes (4 des découvertes les plus fondamentales pour moi !) mais nous avons aussi participé, tous, ça il faut s’en rendre compte, à la destruction des forêts, à la pollution des océans, des sols et à la destruction de notre écosystème.

Notre planète a mis plus de 4 MILLIARDS D’ANNÉES pour en arriver où nous en sommes. Pour créer tout ce que nous connaissons. Les coccinelles, les lions, les poissons demoiselles. Et en quoi ? 200 ans ? On a rasé ¾ de la forêt primaire en Amazonie, à Madagascar, on a décimé des centaines d’espèces, on a pollué les nappes d’eau phréatique, les sols, l’air, le ciel (coucou les déchets des engins spatiaux!), on a pollué pour des milliers d’années les océans avec les essais nucléaires (île de Bikini) ou les sols avec les poubelles qu’on a enseveli (et qu’on continue d’ensevelir en France. En 2020. Pas mal pour un pays « développé »).

Nous avons été créés à partir de rien. De rien. Et nous sommes en train d’anéantir une planète qui vraisemblablement n’existe nulle part ailleurs. Quel genre d’être vivant sommes-nous ?

Nous détruisons des merveilles de la nature et tout le monde s’en branle. Je n’ai plus aucun espoir en l’humanité. Je suis même heureuse de mourir un jour parce que voir MA planète anéantie par vous, par nous, ça m’anéantit à mon tour. Ça me détruit de voir des insectes, des poissons, des mammifères, des volatiles disparaître.  Ils disparaissent parce que NOUS ne voulons pas abandonner notre petit confort d’occidentaux, parce que consommer moins ça signifierai pour beaucoup exister moins. On croit exister en achetant, achetant, achetant. Et ça détruit, détruit, détruit tout. Et ce même si on essaie de se donner bonne conscience en « recyclant » (en fait lorsqu’on « recycle », 80% de nos poubelles partent dans un pays en voie de développement où ces poubelles seront plus ou moins triées et plus ou moins transformées. C’est souvent moins que plus et ça finit très souvent dans l’océan ou les sols).

Il y a quelques années, j’étais comme ça. Je touchais mes 1ères (grosses) paies et je ne savais pas trop quoi faire de mon argent. Alors j’achetais. Des produits de beauté, beaucoup, des cadeaux pour ma famille, des fringues, des chaussures, de la vaisselle, de la décoration.

Et puis un jour.

Un jour, je venais de terminer ma journée de travail. J’étais cueilleuse de cerise et le travail était un peu dur. Après ma journée donc,  un peu fatiguée de la journée, j’étais allongée dans l’herbe, le paysage était grandiose et le soleil brillait doucement. Et là je me suis dit «  lorsque je mourrai, je veux que ce soit comme ça ». C’était il y a 10 ans et je m’en souviens comme si c’était hier. J’arrive encore à sentir l’odeur de l’herbe et de la terre, le soleil sur mon visage, les brins de fleurs dans mes mains. C’était un moment extraordinaire qui m’a touché profondément. C’est ça la vie. Sentir tout ce que la nature nous donne et tout ce qu’elle a de plus merveilleux.

Regardez un papillon et osez me dire que ça n’est pas magique. Regardez un banc de raie et osez me dire que ça n’est pas somptueux. Regardez une murmuration et osez me dire que ça n’est pas grandiose. Regardez un poisson-globe confectionner un nid pour sa femelle et osez me dire que ça n’est pas extraordinaire.  Et tout ça dans 10, 20 ou 30 ans, ça n’existera plus.

Il suffit d’entendre des idiotes comme Julie Graziani (ou Trump ou Poutine, que des exemples de bienveillance et d’intelligence) nous expliquer que la fonte des glaces est une chance de découvrir du pétrole pour se dire que l’humanité est mal barrée et que la destruction de ce qui nous entoure n’en est qu’au commencement.

Et arrêtez d’être débile et de croire que rien ne se passera. Arrêtez d’être débile et de croire que vous ne le verrez pas. Arrêter d’être débile et de chougner parce qu’on a eu l’idée de vous interdire de rouler à 130km sur autoroute. Arrêtez d’être débile et de vous sentir supérieur parce qu’en fait vous n’êtes rien.

Arrêtez de penser à vous. La planète est tellement grandiose que vous n’êtes RIEN à côté de ça.

Le soleil est une étoile. Il existe 200 à 400 MILLIARDS d’étoiles dans notre galaxie, étoiles que nous voyons en regardant le ciel (oups, pardon, tout le monde n’a pas cette chance. Merci la pollution lumineuse). Et il existe 100 à 200 MILLIARD de galaxie dans l’univers (avec surement autant de milliards d’étoiles à l’intérieur). Voilà notre échelle. Nous avons une chance fabuleuse de vivre sur notre caillou rocheux qui recèle des merveilles et nous nous prenons pour une espèce supérieure. Grâce à cet orgueil nous allons détruire notre espèce. J’ai hâte. Nous ne sommes pas dignes du cadeau que la vie nous fait.

Nous ne sommes rien. Nous détruisons tout. Même le beau.

Je suis atteinte de solastalgie et je déteste l’être humain de me faire subir ça.



22 thoughts on “Êtes-vous atteint de solastalgie?”

  • Il fallait au moins un nouveau mot pour cristalliser ce mal mal-être que beaucoup, j’en suis sur (et j’en fais parti) ressentent face à l’inaction générale et pire face à l’indifférence voir le mépris de certains par rapport à ce qu’il se passe dans « notre monde ».
    Votre article m’a ému et je suis donc moi aussi atteint de solastalgie…
    Mais j’aurais pensé qu’il s’agissait tout simplement d’humanité : peut on encore se considérer comme un être humain à part entière lorsqu’on a plus aucune conscience de ce qui nous entoure, lorsqu’on ne s’émerveille plus de ce qui nous dépasse, lorsque notre préoccupation principale n’est plus.le respect de la vie mais uniquement des viles choses materilles…
    Je vous rejoins entièrement et j’aurai plaisir à echanger avec vous.
    Bon courage dans vos actions et votre cheminement de vie,
    Arnaud

    • Bonjour Arnaud,
      Je suis « heureuse » (plus rassurée en fait) de voir que je ne suis pas seule à ressentir ce genre de sentiment. Au début je pensais aussi que ce sentiment était juste de l’humanité mais vu que peu de personnes avaient l’air concerné, j’ai douté. Je suis aussi effarée de voir notre société de consommation devenir plus importante que la vie humaine. Que reste t-il de notre humanité? Cela n’augure rien de bon mais je suis rassurée de voir qu’il y a des gens qui prennent conscience de tout ça et qui, à leur niveau, essaient de changer les choses.
      Merci pour votre message bien sympathique, si vous avez des solutions pour sauver notre monde, je suis preneuse 😉
      A bientôt,

      Myriam

  • Chère Myriam, j’ai 15 ans de plus que vous et chaque pensée exprimée dans cet article pourrait sortir de ma tête. Malgré l’immense découragement et désespoir qui nous envahissent, je nous devons essayer de nous unir car les solastalgiques sont sûrement nombreuses et nombreux sur cette planète. Je ne sais pas comment on peut faire ça. Pas très portée sur les réseaux sociaux souvent bien superficiels. En tout cas bravo pour cet article. Recherchons comment faire entendre la réalité et l’urgence. Bien à vous, Cécile.

    • Chère Cécile,
      Merci d’avoir pris le temps de me lire et surtout merci pour votre commentaire! Vous avez vous aussi réussi à mettre des mots sur ce sentiment « l’immense découragement et désespoir ». Je ne sais pas non plus comment faire pour faire réagir les personnes qui m’entourent. Comment les convaincre alors même que les preuves de la destruction de notre habitat sont là? C’est un sacré challenge. Il est vrai qu’en en parlant, je me rend compte que beaucoup de personnes sont atteintes de solastalgie et ça m’a rassuré: non je ne suis pas juste hyper sensible et oui, c’est humain d’être triste face à ces changements. Merci de me conforter dans mon idée. Si je trouve un moyen pour nous unir, je vous ferai signe 😉 j’y réfléchis sérieusement. Merci encore pour votre message bien sympathique.
      A bientôt,

      Myriam

      • Bonjour,
        Cela réchauffe un peu le coeur de constater qu’il y a des personnes qui ressentent la même chose que moi. Comment faire pour toucher les gens. Je n’ai pas de réponse. Je suis demandeur et motivé pour faire avancer les choses. Pour ce qui est de l’état du monde et le désintérêt voir le fatalisme que l’on constate je vous suggère de regarder 1/ Propaganda, la fabrique du consentement 2/ les ZEITGEIST (il y en a 3, je vous recommande de commencer par ADDENDUM). Il faut relativiser un peu le contenu mais cela fait frémir. Par le jeu des désirs et émotions l’occident et une partie du reste du monde est asservi. La nature , les animaux et l’espèce humaine sont en danger mais peut importe laissons le dieu pognon diriger le monde !

        • Bonjour Franck,
          Merci pour vos recommandation concernant les films (documentaires?). Vu qu’ils sont libres d’accès et qu’on les trouve facilement, ça va bien m’arranger pour les voir. Je vous recommande à mon tour le livre « Des milliards de tapis de cheveux » d’Andreas Eschbach. C’est un roman de science-fiction (le seul que j’ai lu dans ce domaine, je ne suis pas fan en temps normal) qui parle aussi de manipulation et voir qu’on peut se faire manipuler même dans la révolte est assez glaçant.
          Je crois que pour faire avancer le problème et trouver une solution, il faut trouver une solution globale, qui répondra aux problèmes de réchauffement climatique, de pollution des sols, de protection de la nature, des animaux et aussi des problèmes d’humains (santé, nutrition, faim dans le monde, maladie en tout genre etc.). Intégrer l’Humain est la clé. Encore faut-il qu’il soit d’accord!

  • Très bel article même si Je trouve tout de même cela étonnant de la part d’une personne qui a fait plus de voyages dans le premier tiers de sa vie que la plupart de l’humanité sur 3 générations.
    Vous ne consommez peut être pas des biens matériels mais vous consommez fortement tout de même.

    1 tonne de CO2 rejetée correspond à la consommation annuel d’1 indien ou de 27 bengalis. De votre côté, vous avez voulu aller visiter ce coin de notre belle planète contre 2.96 t. aller retour par personne en classe économique. Et à priori vous y êtes allé deux fois. Bah oui ! C’est tellement beau l’Inde !

    Vous n’êtes pas mieux ou moins bien que les autres. Vous êtes juste tristement pareil… Vous voulez vivre votre vie, voir le monde comme beaucoup d’autres personnes mais en le faisant vous participez à la destruction de notre planète comme les autres.

    C’est moins sympa de regarder un banc de raie à la TV mais c’est mieux pour la planète.

    • Bonjour Franck,

      Effectivement j’ai effectué bien plus de voyage dans ma courte vie que sur 3 générations et je ne m’en cache pas. Ça m’a permis de voir ce qui allait mal dans notre monde, ce qui fonctionnait (tant au niveau sociale, économique qu’écologique) dans d’autres pays et qui pourrait fonctionner chez nous. J’ai appris énormément de chose grâce aux humains que j’ai rencontré et avec qui j’ai travaillé dans les pays où j’ai voyagé. La télévision c’est bien mais la rencontre avec un être humain, c’est mieux. (mais oui, sinon les reportages sur Arte, je les adore!)

      Si vous aviez parcouru mon blog avant de laisser ce commentaire, vous auriez aussi su pourquoi je suis allée en Inde la 1ère fois, pourquoi j’y suis retournée et qu’est ce que j’en ai retenue (et non, là où je suis allée en Inde ça n’était pas « tellement beau »).

      J‘ai remarqué également que dans notre société, lorsqu’on donnait son avis, il fallait être immaculé et sans reproche. Sauf qu’il faut oublier ça : personne n’aura jamais rien à se reprocher. Pour information, le trafic aérien est responsable de 1.9% du réchauffement climatique. Je ne minimise pas mon implication dans ce phénomène mais n’est-il pas plus facile de tirer sur les avions que de remettre en question nos modes de vie consumériste?

      Bon après je viens de répondre à des commentaires sur le FB du Huff où certaines personnes me reprochaient d’avoir une voiture. Je crois que même si je me déplaçais à vélo (rude pour faire 40km pour aller au boulot), des gens auraient toujours quelques choses à me reprocher. C’est humain mais c’est vrai que c’est plus facile de tirer sur le message que de se remettre en question ^^

  • Je viens de découvrir que j’en suis moi aussi atteinte et je suis navrée qu’il existe un mot pour définir ce sentiment de mal-être et de désespoir qui m’envahit quand je pense que mes petits enfants ne connaîtront jamais le monde dans lequel j’ai venu enfant (j’ai 70 ans). Merci pour votre article que j’ai lu les larmes aux yeux en me disant enfin que je n’étais pas seule

    • Bonjour Marthe,
      C’est lorsque mes grand-parents et des anciens du village m’ont raconté que tous les hivers de leurs enfances ils avaient de la neige jusqu’au genoux que j’ai commencé à me sentir triste de savoir que je ne connaîtrais jamais ça. Je viens de lire des commentaires sur FB où évidemment, les gens se moquent, me disent que si je suis solastalgique c’est que j’ai le temps de l’être et que c’est un problème de petite fille riche. Voir votre commentaire me réconforte. Je me rend compte également que ce mal être agis sur toutes les générations et que tout n’est peut-être pas perdu.. Merci pour votre gentillesse <3

  • Bonjour Myriam
    J’ai lu votre tribune sur le Huffington post et je partage votre colère contre les humains d’avoir ruiné ce paradis qu’ils avaient sous les yeux. Mais j’avoue être surprise de tomber sur un blog de voyage. Vous avez donc beaucoup voyagé, parce que vous estimiez qu’il était essentiel pour vous de découvrir le monde. Alors ne cherchez pas plus loin si vous vous demandez pourquoi les humains continuent à saccager la planète. C’est parce que, comme vous, ils estiment avoir besoin de telle chose (un portable plus puissant, une grosse voiture) ou de telles autres (une grande maison, un grand jardin, de beaux voyages). Ils ne se contenteront jamais de ce qu’ils ont (et ce, d’autant plus que certains ont tout, et d’autres rien !). Vous estimez sans doute que le voyage est quelque chose de plus important, de plus noble que d’acheter un nouveau portable. Mais en termes écologiques, c’est bien pire ! Un trajet en avion en Inde, c’est 2,78 tonnes de CO2 par passager, soit déjà davantage que le quota annuel qu’il ne faudrait pas dépasser (2T/an/habitant). Un téléphone portable, c’est environ 35 kg/an/utilisateur. Quelles que soient les passions des uns et des autres, cela illustre bien le problème : nous sommes incapables de renoncer à ce qui nous fait plaisir, quoi qu’il en coûte… et à 7 milliards, ça fait beaucoup de dégâts.

    • Bonjour Alix,

      Je vous répondrai un peu de la même manière qu’aux autres: effectivement j’ai voyagé et non, je ne le regrette pas. C’est en brulant mes poubelles au Sénégal que je me suis rendu compte du problème des déchets et que dans ma vie de tous les jours je lutte contre ça. Je ne suis pas encore au 0 déchets parce que c’est vraiment hyper difficile de tout supprimer mais j’avance petit à petit. Je me prive de choses qui me font plaisir (vêtements, bijoux, décoration, nourriture) donc me dire que je ne me contente pas de ce que j’ai et que je ne sais pas renoncer à ce qui me fait plaisir, c’est particulièrement injuste.
      Si j’ai voyagé, ça n’est pas du tout parce que j’estimais qu’il était essentiel pour moi de découvrir le monde. Je vous invite à lire mes articles pour le découvrir, notamment sur les actions que j’ai entreprise à Madagascar. Et pour répondre aux futurs interrogations, ces dernières années j’ai voyagé dans des pays développé effectivement pour le plaisir, notamment pour voir ma famille habitant à l’étranger, famille que je ne vois que tous les 3 ans. Est-ce que je devrait arrêter de les voir pour être plus crédible?
      Enfin, je vous invite à consulter ce lien qui montre bien que le trafic aérien n’est responsable qu’à hauteur de 1.9% du réchauffement climatique. En revanche la trafic routier, l’industrie, la pétrochimie, les constructions entre autre sont bien plus à mettre en cause que les avions. J’avoue, les informations qui tournent en boucle dans les médias expliquent que le trafic aérien est responsable en grande partie du réchauffement climatique et du coup, on oublie vite le reste ^^ mais les chiffres sont là. Il était essentiel de remettre les choses en perspectives.

      https://www.wri.org/resources/data-visualizations/world-greenhouse-gas-emissions-2016

    • Bonjour Guigui (Guillaume?),
      L’avion est responsable de 1.9% du réchauffement climatique. Les transports routiers sont responsables à hauteur de 11.9%. Du coup même si effectivement l’avion est plus polluant lorsqu’on ramène ça à une personne, ça n’est pas ça qui détruit le plus la planète..

  • Myriam,
    Vous n’êtes pas seule, nous ne ne le sommes pas. Nous sommes isolés certes mais il ne faut pas baisser les bras ! Je passe pour ma part pour un con auprès de mes collègues, pour un fous auprès de mes ex « amis », pour un âne auprès de ma famille. J’ai 43 ans et bien qu’isolé moi aussi comme jamais, votre texte ravive tous mes espoirs.
    Pour moi la conscience de la dégradation de notre monde ne peut pas se qualifier de maladie. C’est une autre manière de discrédité ce que des scientifiques de tout bord annoncent depuis 50 ans. Notre sensibilité exacerbée a ces questions doit se transformer en force, en détermination. Je nous vois plutôt comme les Galilée ou Newton (en toute modestie) de notre temps, conspué de tout les cotés, ce sentiment de rejet ne peut qu’être douloureux. Mais il n’y a pas lutte sans douleur n’est ce pas ?
    j’ai la certitude que nous sommes dans le vrais. Rien ne doit nous faire douter. Gardons courage, gardons espoir, continuons a affirmer notre propos.
    Soyez forte, soyons fort
    Daniel

    • Bonjour Daniel,

      Après avoir vu les nombreux commentaires moqueurs et hautains sur la page FB du HuffigntonPost, je me suis répétée comme un mantra « nul n’est prophète en son pays ». Parce qu’il est vrai que c’est difficile de se faire entendre dans notre société. J’ai de la chance d’être assez bien entouré avec ma famille, mes amis, même si parfois je me met des barrières: je ne dis pas tout ce que je pense, je suis quelque fois extrémiste et je finirai par être complètement seule ^^

      Effectivement, nous savons depuis les années 60 que les pesticides sont mauvais, que les gaz à effet de serre réchauffent notre atmosphère et que le plastique se diffuse insidieusement partout. Je crois que l’être humain ne se rend compte d’un problème que lorsqu’il est est au pied du mur. Il suffit de voir nos gouvernements qui mettent des lois en place, lois qui seront applicables seulement dans plusieurs dizaines d’années. A l’échelle d’une vie humaine ces lois ne représentent rien puisque que les citoyens ne se sentent pas concernés, les objectifs sont trop lointains. C’est bien ça notre problème. Nous ne sommes pas en mesure d’instaurer des lois et obligation applicables de suite. Effectivement ça serait compliqué pour certaines industries de se retrouver d’une année sur l’autre à devoir changer leurs manières de produire mais depuis le temps, n’aurions nous pas dû trouver des solutions?

      Merci pour votre message encourageant, bien des fois je me dis « à quoi bon? ». Et puis je repense à toutes ces belles choses que j’ai eu la chance de voir et je me dis qu’elles méritent d’être protégées. C’est notre devoir.

  • Merci Myriam pour votre coup de gueule. Vous avez mis des mots sur un mal être que je ressens de plus en plus… Vous n’êtes pas seule, mais c’est bien dommage que cette préoccupation essentielle, cette admiration et ce respect pour la nature ne soient pas davantage partagés… Ça me semble évident qu’il y a là quelque chose de fondamental et de sacré que nous, humains, saccageons par soif de contrôle et de profit. C’est affreux, une honte. Moi aussi, voir des enfants me rend triste. Quelle planète invivable sera la leur… Ça commence déjà. Bref, tout ça n’est pas très gai mais cela fait tout de même du bien de constater que cette lucidité est partagée, que tout le monde n’a pas des oeillères. Il faut du courage, mine de rien, pour faire entendre sa voix quand elle ne brosse pas le genre humain dans le sens du poil…
    Merci à vous.
    Sophie

    • Bonjour Sophie,
      Sur la page du HuffingtonPost, les commentaires que j’ai vu étaient mauvais, méchants et mesquins. On me demandait si je vivais dans une grotte pour critiquer ainsi notre manière de vivre et certain n’ont même pas lu l’article vu que je dis conduire une voiture. Cependant, ce qui me « rassure », c’est qu’aucun des commentaires remettaient en question mes dires. Seulement ma manière de faire, de vivre, de dire. Mais il est plus facile de tirer sur le messager que sur le message, ça demande moins de réflexion ^^
      ça m’a rassuré mais en même temps je me dis que ces gens ont réfuté mes dires parce qu’à leurs yeux, je n’étais pas sans reproche. Et c’est ça le problème: ils ont trouvé un moyen de se donner une bonne conscience parce qu’à leurs yeux, je faisais pire (prendre l’avion par exemple). Mais si tout le monde attends que tout le monde fasse bien, comment allons-nous nous en sortir? Je ne sais pas si c’est du courage que j’ai, de dénoncer les travers de notre société, je crois surtout que la vie et notre planète sont tellement précieuses que nous devons les sauver coûte que coûte. Je n’ai pas écrit cet article pour me faire des amis, je l’ai fait pour faire réagir. Certains préfèrent détourner le regard et me critiquer plutôt que de se remettre en question mais n’est-ce pas propre de l’être humain?! Qui sait, la graine plantée dans leur esprit germera peut-être un jour ^^
      Merci pour votre message et vos encouragements Sophie,
      A bientôt

  • Bonjour, Même si je suis d’accord avec le fond et ressens la même chose que toi sur beaucoup de points, je trouve la forme un peu « agressive ». Je comprends ton raz le bol, mais quand tu dis « tout le monde s’en branle », ce n’est pas vrai ! Le but n’est pas de te contredire mais te dire que non, tu n’es pas seule, et on est plein à vouloir et à impulser ce changement. Pour ne pas te laisser bouffer par cette solastalgie, tu peux t’investir dans des assos comme bénévole (peut être l’es-tu déjà!), mais tu verras qu’on est plein !
    Aussi pour ta vision des vegan, ta vision est plutôt réductrice et peu flatteuse pour des personnes qui vont pourtant dans ton sens… Aussi je t’invite à différencier veganisme et antispécisme.

    Végane (l’individu) : Personne qui exclut, autant que possible en pratique, tout produit d’origine animale (végétalisme) et adopte un mode de vie respectueux des animaux (habillement, cosmétiques, loisirs…). (Définition Le Petit Robert 2015).
    Véganisme (l’approche morale) : Le véganisme vise à combattre le spécisme sous toutes ses formes en s’opposant aux discriminations et violences faites aux animaux (esclavage et marchandisation par l’institution humaine) . Ce refus s’exprime au quotidien, autant que faire se peut, par un choix alimentaire végétalien et un mode de vie végane.
    Antispécisme : Vision du monde qui récuse, par opposition au spécisme, la notion de hiérarchie entre les espèces animales et, particulièrement, la supériorité de l’être humain sur les animaux. Accordant à tous les individus, indépendamment de l’espèce à laquelle ils appartiennent, un même statut moral, l’antispécisme combat toutes les formes de maltraitance et d’exploitation animales. (Larousse)

    Donc si j’analyse ton article et ce que tu écris, tu doit être antispéciste sans le savoir… mais pas vegan. Pourtant, une des choses les plus facile à faire pour lutter contre le changement climatique est d’arrêter de consommer des produits animaux 😉
    A ta dispo si besoin d’aide !

    • Bonjour Valérie,

      Peut-être qu’il y a plein d’assos qui s’engagent pour la défense de l’environnement mais je ne me reconnais dans aucunes d’elles (mais je ne les connais pas toutes non plus). Chacune d’elle défend ses valeurs (protection de la nature, des animaux) sans intégrer l’Humain. On part du principe que l’humain est à la base de toutes nos emmerdes (et à juste titre) sans se dire que pour sortir de ça, l’Humain est essentiel.
      C’est ce que je reproche aux défenseurs des animaux en général: ils opposent Humains et Animaux. Si on arrêtait de consommer de la viande, que ferait les personnes qui en vivent? Si les défenseurs des animaux veulent vraiment changer la manière dont vivent les gens, il faut prendre en compte la globalité du problème. Dans certain pays es éléphants sont souvent braconnés par des paysans. Si ces paysans avaient un moyen de vivre dignement, ils n’iraient pas braconner… A Madagascar les lémuriens sont en voie de disparition à cause de la déforestation. Si la population locale mangeait à sa faim et qu’elle avait une solution autre que le charbon pour cuisiner, elle n’aurait pas besoin de raser la forêt pour faire du charbon, le vendre et pouvoir manger. Alors les grosses assos comme WWF militent pour la survis de ce genre d’espèce mais que propose t-elle aux populations locales? C’est du développement intégré et il n’y a pas beaucoup d’associations qui travaillent en ce sens.

      Concernant le terme vegan, effectivement j’ai fait un raccourci entre vegan et anti-spécisme. Je n’ai pas réfléchis assez sur ce point! La prochaine fois j’y prendrais garde 😉

      Je ne suis pas antispécisme parce que la nature m’a prouvé le contraire: il y a clairement une hiérarchie au sein des espèces! La vache sera toujours plus faible qu’un bison, un serpent ne survivra pas aux mêmes températures qu’un ours blanc, une gazelle se fera toujours croquer par un lion. Même au sein d’une même espèce il y a une hiérarchie (de meute par exemple). Et si, je crois quand même que les Humains sont supérieurs aux animaux vu que nous avons la capacité de soigner ces animaux, des les aider à mettre bas etc. et que nous avons tout de même inventé des choses utiles. Cependant, je ne crois pas que les Humains soient plus importants (dans l’ordre naturelle) que quoi que ce soit. Je ne crois pas que nous devons coûte que coûte survivre aux animaux, ni même que la survis de notre espèce d’humain soit plus importante qu’une autre espèce d’animal. Il faudra surement trouver un nouveau mot pour ça!

      Enfin, pour lutter contre le changement climatique (je n’ai pas parlé que de ça dans mon article mais tout le monde n’a retenu que ce point.. alors que le reste est tout aussi important!) non, la chose la plus facile à faire n’est pas d’arrêter de consommer des animaux! L’agriculture est la 4ème cause des émissions de gaz à effet de serre et l’élevage de bétail est à la 7ème place.
      Ce qui cause le plus de problème c’est la production de chauffage et d’électricité ainsi que la fabrication et la production en tout genre (production pétrochimique, de métaux, de nourriture etc.).
      Sauf que c’est plus compliqué de trouver des solutions à ces problèmes que de dire à des gens d’arrêter de consommer des produits issus des animaux..

      • Bonjour Myriam,
        Tu mélanges beaucoup de notions…
        Non toutes les assos ne négligent pas l’humain. Même si tu n’as pas trouvé d’asso qui te corresponde en tous points (cela n’existe pas, à moins que tu la crée), tu peux néanmoins t’investir pour différentes causes dans différentes assos. C’est difficile déjà d’œuvrer pour une cause, on ne peut pas tout résoudre au sein d’une structure : la faim dans le monde, la pollution, la précarité.. ça c’est le boulot des Etats en fait 😉 et les assos se substituent à l’Etat qui ne fait hélas pas assez.

        « Si on arrêtait de consommer de la viande, que ferait les personnes qui en vivent? » est-ce que tu as relu cette phrase ? Je te retourne ces questions : que feraient les proxénètes si on arrête la prostitution ? Que feraient des dealers si les toxicomanes arrêtaient de consommer des drogues ? Ce n’est pas sérieux allons … Je t’invite à réfléchir au concept vieux comme le monde de l’offre et de la demande. Les gens n’arrêteraient pas de manger tout court…. ils mangeraient autre chose que de la viande. Donc ces gens pourraient produire une autre nourriture plus nourrissante, plus économe en eau, plus locale, et pour tout le monde. Bien sur ces transitions professionnelles s’accompagnent. Et cela résoudrait une bonne partie du problème global. Car à produire produire produire, cela se fait au détriment d’espèces sauvages.
        Alors voilà l’info qu’il te manque : 60% des mammifères sur notre planète sont des animaux d’élevage, 36% sont des êtres humains et 4% sont des animaux sauvages. 70% des oiseaux de notre planète sont des poules et autres oiseaux d’élevage, 30% sont des oiseaux sauvages (source : https://www.pnas.org/content/115/25/6506)

        Concernant la notion d’antispécisme tu n’as toujours pas compris le concept, qui est philosophique. Déjà tu parles de hiérarchie « au sein » des espèces et je pense que tu voulais écrire « entre » les espèces. La question n’est pas de comparer comme tu le fais des espèces qui n’ont rien à voir (ca frise le ridicule quand même). Es-tu sérieuse de comparer une vache d’aujourd’hui, modifiée et domestiquée par l’homme pour répondre à ses propres besoin de production, à un bison, espèce sauvage ancestrale ??? Es tu sérieuse de comparer un serpent avec un ours blanc, qui ne vivent pas du tout dans le même type d’habitat ???? Mets un ours blanc dans le désert tu verras qui résiste le mieux ! Tu vois, la nature est si bien faite que chaque espèce est adaptée à son habitat naturel. Et aider les animaux à mettre bas, c’est encore une blague de mauvais gout j’espère ? Depuis quand les animaux ont besoin d’aide ? Si l’Homme ne perturbait pas le cycle de vie des animaux, les espèces pourraient surmonter les mortalités naturelles.
        Tu as raison nous avons inventé des choses utiles, mais utiles à l’homme et à sa survie, au détriment des autres espèces. C’est pourquoi nous sommes autant sur terre, et que l’on arrive à l’épuisement des matières premières. Et je suis entièrement d’accord avec toi sur le fait que c’est la misère de certaines populations qui les pousse à détruire pour leur survie, c’est indéniable, mais il n’y a pas que cela comme cause du problème.
        Je t’encourage à continuer à te documenter pour bien être crédible quand tu abordes certains sujets, cela te permettra peut être aussi de mieux ressentir les causes de ta solastalgie et la puissance que peut avoir ton esprit sur ce mal.
        Bonne continuation

        • Bonjour Valérie,

          Lorsque je dis que je n’ai pas trouvé une association qui me corresponde, je parle d’association qui défendent les droits des animaux. Je peux t’assurer qu’une association peut résoudre plusieurs problème au sein d’une structure. Comme je l’ai écrit, ça s’appelle du développement intégré: réussir à trouver une solution globale pour un ensemble de problèmes. C’est ce que fait depuis 2005 ODADI (Organisation D’Appui au Développement Intégré), association malgache que je soutien et que j’aide grâce à l’association française que j’ai moi-même créé: Femmes En Action. J’ai connu cette approche de l’aide au développement lorsque j’ai fait une formation de gestion de projet humanitaire et de développement. Je t’encourage à continuer à te documenter pour être bien crédible quand tu abordes certaines sujets.

          Ensuite comparer dealers, proxénètes et éleveurs c’est quand même assez osé et ridicule également. C’est même assez insultant pour les 150 agriculteurs français qui se suicident chaque année, acculés de dettes et par la haine de personnes qui confondent et mélangent tout. Dans mon argumentation, je n’ai jamais dit que si l’élevage disparaissait, les gens mourraient de faim. Au vu du gaspillage alimentaire, nul besoin de produire plus: il y a bien assez de nourriture sur terre pour nourrir tout le monde (si des gens meurent de faim, la cause est ailleurs et c’est un peu long à expliquer). J’ai travaillé dans le domaine arboricole et du maraichage, on ne se rend pas compte que même en consommant local, il y a des tonnes de nourritures qui partent à la poubelle. Je ne parle même pas des milliers de litres d’eau utilisés tous les jours pour arroser (en plein soleil) et nettoyer les légumes. ça aussi c’est une réalité qu’on ne connait pas vraiment tant qu’on a pas travaillé dans ce domaine.

          Enfin oui, je compare des espèces pour prouver que non, elle ne sont pas toutes égales entres elles. En quoi cela est ridicule? Tu m’as bien expliqué que l’antispécisme ne reconnait pas de hiérarchie entres les espèces alors que clairement, il y en a une. Mes exemples n’étaient peut-être pas les bons même si tu n’as pas réfutée que la gazelle se fera toujours croquer par le lion. N’est-ce pas une hiérarchie ça?

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